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Retour sur le festival Lives au Pont 2013

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Le week end dernier s’est achevée la troisième édition du festival Lives au Pont 2013.  Du 11 au 12 juillet a eu lieu la rencontre du site historique du Pont du Gard avec de nombreux artistes tant locaux qu’internationaux. Locaux ? Et oui ! C’était la grande nouveauté de cette session 2013 : une organisation de Befores destinés à révéler des artistes gardois

Zob’, les chanteurs nîmois engagés, lancent timidement mais honnêtement les hostilités. Les spectateurs prennent peu à peu place. Pour les plus posés, c’est sur les transats des rives du Gardon que ca se passe. Quant à ceux aux tendances davantage mélomanes, ils prennent la scène d’assaut. C’est au tour des jeunes Parisiens de 1995 qui mettent le « feu » dès leur arrivée. Leurs jeunes groupies trépidantes sont au premier rang prêtent à réciter les  tracks une par une. Le cocktail succès pour Un Double Neuf Cinq : Titres incontournables (La Source, Milliadaire) et proximité, rien de plus rien de moins. La nuit commence à tomber, l’ambiance bat déjà son plein : essences de bière, effluves de fumée naturelle s’emparent de la rive droite. La relève Marseillaise plus qu’attendue s’empare aisément  du Pont. IAM n’hésite pas a poser les bases aussi récentes qu’elles soient: Nés sous la même étoile, Petit frère, Spartiate spirit. Ce n’est pas tout malheureux ! Parmi cette heure et demie des plus connues des punchlines, les quadragénaires nous ont également fait part de leur fibre funky avec un MIA enchaîné d’un « Give me the night » . On vous l’assure, ils sont loin de passer du Côté obscur… Wax Tailor, lui, accompagné de The Dusty Rainbow Expérience, a plutôt joué sur l’animation du set mettant en avant ses acolytes ainsi qu’en illustrant son beat par des sortes de courts métrages. La douce Charlotte Savary créé une atmosphère sensuelle alors que Mattic & ASM nous plongent dans une pure vague Hip Hop (malgré des spectateurs intempestifs ayant pris place sur les planches). Jusqu’alors quasi masculine, la scène reçoit enfin une icône plus que féminine : la très sexy Azealia Banks.  Vêtue de la plus moulante des mini-combis Black  & Gold, la demoiselle a incontestablement réchauffé le Gardon suivie de ses danseurs. Le public arbore des danses houleuses sur Van Vogue et 1991, accompagnées de frottement suggestifs… Mesdames & Messieurs, calmez vos ardeurs ! Assez difficile avec le Dj Set de SBTRKT qui clôture cette première soirée. Jeux de lumières sur le Pont du Gard, Gardon aux pieds, mélange naturel de Dub font de l’environnement un petit paradis : Les inévitables Wildfire ou Hold on ne se reffusent ô grand jamais.

C’est l’heure de l’apéro en ce second round et le nombre de spectateurs annoncé est largement supérieur à celui de la veille. Comme prévu, l’artiste local Mathis Haug prend place sur des airs pop rock. Jamie Lidell emboite le pas : sa voix suave amène un touche Soul pour ces prémices. Car en effet, pour la plupart des visiteurs transits du Festival, la soirée débute par Asaf Avidan. Désormais, l’auteur compositeur interprète israélien ne surprend plus la foule par le fait que ca soit un homme. Son rythme Pop ballade évidemment le Pont à l’heure du dîner. Cependant, force est de constater qu’un effectif trouve toujours l’authentique grain de voix crispant (ils ne se sont pas gênés pour tenter de tenir la cadence sur One Day…). La transition de la Pop vers l’Electro se fait en nocturne grâce au très attendu Woodkid. Entouré d’un combo perçu-cuivres, le musicien (à la base réalisateur de clips de Moby, the Shoes, Yelle, Rihanna entre autres) s’est très facilement imposé. Run Boy Run, The Great Escape, les morceaux s’enchainent, les visuels également, Woodkid arrive à débrider de façon évidente son public. Il ne s’arrête pas la ! Connaissant l’engouement et l’emprise des percussions, il n’hésite pas à mettre celles ci sur le devant de la scène pour ensuite jouer de proximité avec la foule : c’est efficace et évident. A peine le temps de reprendre ses esprits que Gesaffelstein débarque pour la session électro. Le jeune lyonnais ne prend pas son temps et rentre immédiatement dans le vif du sujet. Les premières notes illustrent parfaitement son style plutôt Dark et nos connaisseurs partisans sont déjà transportés. Pour celles et ceux restés cloués au sol, il ont au moins pu profiter de la « belle gueule » du Gesa. C’est avec Vitalic VTLZR que se termine cette troisième édition des Lives du Pont. Désormais pouvant être considéré comme un véritable groupe, Vitalic est entouré d’une batterie et d’un clavier. Ce qui n’est absolument pas pour déplaire ! La prestation coupe le souffle, les légendaires Second Lives ou Poney s’enchainent. Comme une impression de frustration s’empare lorsque ce dernier quitte la scène. Et oui, c’est fini.

Au delà de l’expérience musicale, le festival Lives Au Pont demeure aussi une expérience Humaine. De nombreuses belles rencontres sont faites comme Nomusic magazine ou encore Envieuse magazine mais aussi l’équipe du Quai de la presse.

Les artistes présents ces 3 dernières années promettent un Line up plus que redoutable pour les prochaines éditions des Lives. A l’année prochaine !

Reportage et photos par Sandy Rubio.




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