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Interview Set&Match au Maisonhate store

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Avec la chill à la Montpelliérainne, Set & Match s’impose doucement mais surement sur l’EP “Résolutions” sortie le 25 février dernier. Pour présenter leur bout d’univers, ils ont ramené leurs gueules d’anges au 11 rue des Soeurs Noires, adresse précise où Maisonhate Store inaugurera ses portes ce jeudi 4 avril. Dans l’esquisse du futur concept store, les trois garçons reviennent sur leur parcours…

Quelle question aimeriez-vous que je vous pose ?

….Hum Hum, direct comme ça là ? (rire)

Pourquoi Set&Match ? Non, on nous la sort à chaque interview. Mais tu nous prends à froid là, on s’est réveillé un peu tordu en plus. Pose une autre question et après on te dira…

LCDP : « Laissez-nous au calme, laissez-nous chiller, pour une fois qu’on a l’occase, on ne va pas la laisser filer » vous parlez comme si vous n’aviez plus une minute à vous, est-ce vraiment le cas ?

On bouge beaucoup, on a pas mal de dates et on est en train de finir l’album aussi sur Paris. Donc on commence à avoir de moins en moins de temps pour nous.

LCDP : Manifestement, c’est la vie dans le sud que vous aimez. Vous ne songez pas à déménager sur Paris ?

Non. Le groupe n’existerait plus sinon! Et puis si tu commences à parler de soleil à Paris… En plus il y en a deux qui sont souvent en retard au rendez-vous, alors si on était sur Paris, ce serait ingérable…

LCDP : Pourtant vous avez été ponctuels aujourd’hui.

Oui ça s’arrange ! Mais à Paris se serait impossible. Et puis c’est une façon se représenter un peu, on est fiers d’être d’ici. En plus, je ne sais pas si on demanderait à un groupe de Paris« Est-ce que tu descendrais dans le Sud ? » Comme si Paris c’était… ça bouge beaucoup, ouais, mais du coup quand ça bouge on y va, mais de là à y habiter il faudrait qu’on synchronise nos vies pour vivre ensemble, ce qui n’est pas possible.

LCDP : Qui sont vos amis de la scène électro ?

Bob Sinclar… Non je plaisante. Ben, toute l’équipe de Radio Los Santos, Raziek, Mago, Night Drug avec qui on a bossé pendant longtemps. On connait un peu Son of Kick aussi de Paris par le biais de Raziek et Mago. En fait, il y avait un binôme qui s’appelait Raziek et Dakunt sur Montpellier y a 6 ou 7 ans qui marchait bien, c’était un peu les enfants de Sound Pelegrino qui n’existait pas encore, une version TTC un peu House. C’était pas trop Techno à l’époque, mais plus Bass musique, Ghetto-Tech. On a quand même pas mal de potes de cette scène.

LCDP : Vous avez fait un duo avec Greg Frites qui sonne pas mal House. Jusqu’où êtes-vous prêts à collaborer pour votre musique ?

On aime tout ce qui est authentique. Beaucoup plus Tech-House ou Deep-House que celle produite par Guetta par exemple. On n’a pas vraiment de limite mais il y a des images qui ne nous plaisent pas. La Dub Step, on ne pense pas que ça nous corresponde. C’est très énervé, ça manque de sensibilité comparé à notre côté un peu chill. On fait aussi des trucs pêchus mais la Dub Step manque de groove. Tu vois le dernier Skrillex, on le trouve pas top.

LCDP : Et si Skrillex vous appelle pour faire un morceau ?

Tout le monde peut nous appeler, après ça dépend de ce qu’on fait avec, comme David Guetta. S’il appelait maintenant, on se poserait peut-être la question mais j’espère que d’ici 6 mois 1 an on pourra radicalement lui dire non parce qu’on n’aime vraiment pas ce qu’il fait.

LCDP : Skrillex a fait un album avec Birdy Nam Nam également…

Bé, le dernier Birdy, on n’aime pas, ça fait très French Touch. C’était un mouvement plutôt cool jusqu’à Justice, mais bon, ça ne reste que notre opinion…

LCDP : Vous êtes quand même pas mal ouverts alors…

On est ouvert un peu comme les rappeurs Cain-ri. Sauf qu’eux, il y a un truc qu’ils n’ont pas compris. Ils sont persuadés que Guetta a une pure image en France, alors qu’en fait, c’est pas vraiment le cas. Ils ont tous collaboré avec lui pour élargir leur marché sur l’Europe et l’International mais musicalement c’est pas pointu. Je crois qu’ils ne se rendent pas compte que c’est de la merde, sinon jusqu’à quel point tu peux te permettre de faire de la merde ?

LCDP : Il y a beaucoup de références aux splifs dans vos textes et vos clips. C’est une forme de provoque?

Non, c’était nous, ce qu’on faisait vraiment. Et puis c’est purement générationnel. Si tu penses faire de la provoque en mettant des joins dans ton clip, t’as un peu un wagon de retard.

LCDP : On vous voit également souvent dans l’intimité, en train de manger, dans votre salon… C’est aussi une volonté de rester simple ?

On parle beaucoup de life style dans nos morceaux, de ce qu’on fait dans la vie, de notre quotidien. Du coup on garde ce côté-là à image. Le prochain clip sera plus scénarisé, un peu à l’image des séries américaines. « Sunset » était une validation de tout ce qu’on a pu faire avant, ce côté chill out, très sud, refrains chantés et mélodies. En revanche, le reste de l’EP « Résolutions » qui sort le 25 février, musicalement c’est l’opposé. Les textes restent très personnels et générationnels. Ça reste nous, avec un peu de second degrés.

LCDP : Parlez-nous de votre rencontre avec Dadoo et Billy Battes.

Entre rappeurs on se connait quasiment tous. Que ce soit de la nouvelle génération ou l’ancienne, car c’est aussi une manière pour eux de remonter au créneau. On a une bonne copine à Toulouse qui les connait, Elsa à qui on fait un gros big up. Elle a 35 piges, c’est un peu la maman de tous les grapheurs toulousains, elle a été avec MC Venere, pendant un temps, un pilier du rap français. Elle fait le pont entre les générations. Elle nous a présenté Billy, on a fait un morceau avec lui puis son frère Daddo nous a fait « Ouais chan-mé vos tracks! ».Puis on a posé avec lui aussi. Ca s’est fait tout naturellement, grâce à Elsa.

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LCDP : Est-ce que vous vous attendiez à réussir dans le rap ?

Quand on a commencé à faire du son, on se disait « Peut-être que je vais réussir… » C’était possible et on s’y voyait bien. On se donne les moyens donc après… Il y a toujours une part de rêve et une part de travail. L’ambition te pousse à travailler, le travail t’apporte des retours, de la reconnaissance… Tout se construit dans le temps. C’est un travail constant donc on n’a pas trop le temps de se masturber dessus quoi. C’est la passion qui est un moteur.

LCDP : Et donc, quelle question aimeriez-vous que je vous pose ?

Avec quel artiste aimeriez-vous faire un featuring ?

LCPD : D’accord, et quelle serait votre réponse ?

Avec Kendrick Lamar

LCDP : Et francais ?

Sardou… Quelle angoisse ! (rire)

LCPD : Donc Sardou c’est votre limite musicale, c’est ça ?

Non, on n’a rien contre tout ça, on se tape des sessions variété française. Mais Sardou, ça craint un max ! C’est front National, il faut le savoir quand même. Non sérieusement, artiste français… Raoul. Ou une chanteuse de variété française. Ou Sebastien Tellier ! « Biaritz » donne envie de rapper dessus quoi. On dirait du ti-funk. Il est étonnant ce gars. Sinon, il y a aussi  Toro y moi. Son dernier album est une boucherie. Il a largement confirmé son talent dessus, et dans ses clips. Ou un bon refrain de Frank Ocean. Woodkid !! Il est trop fort. En électro il faisait des lives avec des synthés un peu House. Limite James Black. Après il a fait son pe-cli… Bim. Le clip de Rihanna, boum. Repris sur l’album de Kendrick… Mais sur son dernier morceau il n’a pas innové.

LCDP : Dernière question : DSL et Breakbot sortent leur album cette semaine sur Ed Banger. Vous avez eu l’occasion de l’écouter ? Vous en pensez quoi ?

On l’a écouté par le biais de notre beat maker et dj. Il passe de leurs morceaux…

LCPD : Ca n’a rien à voir les deux. Breakbot c’est plus funck, disco. Et DSL ont été les premiers à signer chez eux, c’est trois frères et c’est rap!

Ouais, c’est pas faux… On n’est pas fan. On les sent un peu perdus à vrai dire Ed Banger.

LCDP : Ils partent plus House…

Ca devait arriver. En Angleterre ça fait un an ou deux que c’est bien revenu….

LCDP : Ils font un peu ce qui marche sur le moment…

Ils ont été pionniers pendant un moment, avec la suite de Daft Punk. Après y a eu Mr Oizo… Putain ce serait bien de faire un truc avec Mr Oizo ! C’est un génie ce mec !

LCDP : Mais maintenant ses sorties d’album passent un peu inaperçues, il n’y a pas de promo derrière…

Le dernier album a éclaté les scores en téléchargement. 56 000 en un jour , relayé par Skrillex d’ailleurs…

LCDP : Merci pour ces précisions les gars… Et merci d’avoir répondu à mes questions.
La Chronique de Pauline pour Maisonhate.




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