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Jacker Magazine et Plan B w/ Ben Pearce | Party recap

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Avec Ben Pearce,  l’Akwaba la chamade
Jacker Magazine et Plan B présentaient Ben Pearce le samedi 16 février 2013, à L’Akwaba Chateauneuf-de-Gadagne. Les activistes originaire d’Avignon et de Marseille on conjoint leurs aspirations pour nous servir un des artistes britanniques les plus respectés du moment avec son titre « What I Might Do ». Il n’y a pourtant que le bras d’une manche entre nos deux terres, mais ce soir là ce fut un voyage qui outrepassa la linéarité temporelle.

Ce n’est que le début…
21h , on quitte le restaurant Le Bario à Avignon où  Ben Pearce est venu s’attabler. Mais qui a foutu sa bagnole contre la notre ?! Bloquée en centre ville à cause d’une sale clio noir, j’arrive trop tard pour voir Dïmm de Jacker Magazine. C’est rageant. 22h à l’Akwaba, les couleurs de la devanture rendent l’atmosphère un peu  roots tout en restant frais et accessible.  Devant, à droite la baraque à frites, à gauche un bus reconverti,  ça boit et  fume tranquillement. Comme dans les gros événements ou festivals, on paie la consigne pour garder son verre toute la soirée, même dehors. Ca tranche avec le cadre habituel des clubs et autres salles de représentation. C’est un bon choix qui annonce une bonne soirée.

En son et en images
A l’entrée, on recrute les Sams. Clé de voiture contre éthylotest. Un autre bon point pour la sécurité routière. Munie d’une bonne bière, on se presse devant le son. Et là, derrière la scène et le matos, un défilé de séquences visuelles projetées sur toile. Skateurs,  pin-up, rosasses colorées s’enchainent sur un montage complètement psychédélique, sans oublier Alice au pays des Merveille qui s’essaie à la fumette.  La sonorisation semble claire et le rendu est rond, chaleureux. Odeon et Boris  Ange (Pan B)  diffusent une  Deep sensible et émotive, s’échappant parfois vers une dimension plus grave. Les charleys exotiques s’estompent alors derrière des beats plus accrocheurs. L’étrange «  Pachanga Voice » de Pachanga Boys soulève les cœurs tandis que  « Extravaganza » de Soul Clap pousse quelques aventuriers à se hisser sur scène pour danser  bras levés. Sa sent la bonne humeur.

Le Prince de la House
Ben Pearce arrive, et il déverse d’emblée un univers tout à fait déjanté.  Au travers de sonorités hybrides, sa sélection évolue avec  humour et sensualité. Son style rétro sublime une House à la british, mêlant influence dub et jungle avec des tracks plus aériens. Manier un tel répertoire sans découdre la logique globale du set est une performance. Et là, ça clap dans les caissons, des accords de piano surviennent et une voix de tête résonne. C’est  Prince avec « I wanna be your lover ». Tout le monde a le sourire scotché, c’est la magie du funk, un pur moment de bonheur ! Quand je disais qu’il avait de l’humour. Et en bon magicien, son titre « What I Might do » crée quelques instants plus tard la même euphorie.
Le côté Street Culture de Jacker Magazine et les influences éclectiques des artistes de la soirée ont créé une belle connivence. Un gros big up pour la projection sur toile, enfin des éléments visuels hypnotiques sans qu’on soit obligé d’aller se trainer au fin  fond d’une forêt bruyante. Ce fut l’expérience d’une délicieuse musique en images, une pointe d’excentricité que l’on a peu l’occasion d’apprécier en House party.

Merci pour : La touche Flower Power avec le tube de Prince.
Tant pis pour : L’absence de distributeur à 15 km à la ronde alors que le bar ne prend pas la carte bancaire…
Pauline JACQUELIN




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