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Remote | Computer Dope sur Zone 11

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Mal sain, tortueux, encombrant, circulaire, grinçant, lourd, écrasant… Il y a de quoi se demander ce que l’on pourrait trouver d’attirant en une entité recouvrant toutes ces qualités à la fois. Justement,  c’est bien là le génie.
Remote s’offre un EP chez Zone, et l’univers cathodique de Gasaffelstein et The Hacker peut ainsi continuer sa quête vers l’Empire obscure tranquille car dans l’équipe, aujourd’hui, on compte un duo à l’oreille habile.
Si Sinister Boogy sous Citizen record suintait l’obscénité et si Twilight avec Kill the dj donnait en distorsion une acidité renversante, là, les tracks de Computer Dope revêtent une teinte plus rétro. L’esprit dark est toujours présent, mais la référence au passé atténue le dramatique, comme une vieille peur qui nous ferait doucement sourire.
Ne vous y méprenez pas, l’EP est excellent. Le jeu de questions-réponses entre les synthés circulaires et les injections acides témoignent du talent des deux artistes. La construction évolutive et entêtante des morceaux ne laisse pas la place au doute et l’ennui. Le tout respectant un univers complet et  tâché de personnalité.
Il y a de l’audace dans Terminato, tant dans sa nomination que dans sa structure. On se range ici dans le registre électro bien rétro et bien flippant. C’est à écouter sans forcer pour comprendre, l’histoire est limpide et les chapitres se suivent dans une logique imparable. Un bémol cela dit, ça sonne comme un Law Silence Theme de Gasa, en plus grave, lourd et  lent.
Extraball porte bien son nom. Dans la lignée des titres tels que Konex et Konvex, ce dernier plane complètement dans un univers hostile, en route vers un irrésistible et hypnotique tourbillon d’insolence. Sombre et captivant, il alterne états de Grace et reprises claquantes. L’énergie du track s’étend sur plusieurs fréquences, assommant les esprits agars. Un bijou à écouter absolument.
Enfin, avec Computer Dote,  on oscille encore entre plusieurs mondes. Des vocales mécaniques d’une autre dimension se  superposent à une rythmique juste saisissante. On est pris dans l’engrenage, et même si la tension pourrait sembler difficile à supporter, on a juste envie de l’écouter jusqu’au bout, histoire de voir ce qu’il y avait finalement de si terrible à savoir. Nous mettant en haleine, c’est un morceau qui agrippe nos nerfs dans un jeu auquel on participe presque malgré nous. « Pardon, mais c’est trop bon ! »
Au final la coupe rétro va bien. Evidemment, l’univers de Computer Dope balaye celui du label Zone qui, soit dit en passant, compte quelque gros noms installés depuis un moment. Alors à l’heure où les compositions s’inventent un esprit revival, du Nu-Disco à l’Electro Retro, les prédécesseurs eux ont l’esprit tranquille. A la bonne heure !

Pauline JACQUELIN

Tracklist:
1- Terminato
2- Extraball
3- Computer Dope




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