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Interview w/ The Boo for Maisonhate

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Qu’est ce qui t’as donné envie de développer ta passion au grand public ?

J’ai toujours eu des gouts personnels plutôt en marge de la « normalité », même à l’intérieur d’un courant musical précis, comme par exemple à l’époque où j’ai commencé le djing dans la jungle/drum’n'bass. Je pense donc que ce qui m’a pousser c’est surtout cette envie de partager des sons qu’on entendait pas forcément, voir jamais, dans la plupart des soirées que je pouvais fréquenter.

Quelles ont été tes motivations pour la fondation de ton Label ClekClekBoom avec Jonathan Chaoul alias Ministre X ?

Le fait d’avoir autant d’artistes talentueux autour de nous. Il fallait par un moyen ou un autre qu’on arrive à exposer leur travail à la face du monde. Notre désir était vraiment celui là dès le départ quand on a ouverte le website en 2007. Il nous a juste fallu un peu de temps pour nous organiser et concrétiser un label à proprement parler, c’est à dire une structure qui produit ses propres disques.

Quelles sont tes influences ?

J’ai grandi avec le rap, musique qui m’a fait découvrir la soul et la funk. C’est pour ça je pense que je suis très attaché au groove en générale. J’ai ensuite découvert le son UK, d’abord tout bêtement par Prodigy. Ce délire breakbeat mélangé à des samples totalement éclectiques et des sons rave m’a mis une claque et m’a ensuite guidé vers la jungle/drum’n'bass, dont j’ai été activiste pendant plus de 10 ans. J’ai par la suite exploré une facette beaucoup plus ouverte de ma culture musicale, mixant en résidence dans des clubs cool ou plus huppés de la capitale, comme la Favela Chic, le Baron ou le Bus Palladium pour ne citer que ceux là. Mais le projet ClekClekBoom m’a ramené naturellement à mon amour pour la musique club.

Quel est l’esprit ClekClekBoom ?

Humainement c’est d’abord une famille, des amitiés, un collectif qui fonctionne de manière démocratique et décide des choses majoritairement ensemble. Même quand il y a des désaccords on trouve toujours une solution commune. C’est ce qui fait que les artistes évoluent en confiance au sein du label je pense.
Musicalement ça tourne résolument autour de la basse. Avec des influences old school du type Chicago ou Detroit, mais remanier avec nos gouts propres pour y apporter un maximum de personnalité.

Quels sont tes futurs projets pour ClekClekBoom ?

M’occupant entre autre de l’artwork du label, je suis occupé en ce moment à réfléchir à une nouvelle direction artistique cohérente succédant le visuel de la compilation « Paris Club Music – Vol. 1″ qui va marquer la fin de deux première séries, celle des « figures impossibles » et des nœuds infinis. J’aimerai également essayer de me (re)mettre à la production musicale dans le courant de l’année…

Quels sont les futurs release sur le label ? Peut être, tu peux nous donner un petit aperçu (mini-mix, track ou remix pour faire découvrir aux lecteurs).

La prochaine sortie est prévu début mars et c’est French Fries lui même qui signe. Plus d’un an après son premier maxi « Champagne/Hugz » qui lançait ClekClekBoom Recordings, il revient sur son label avec un EP trois titres qui démontre l’évolution de sa maitrise niveau prod qu’il a peaufiné durant  ce temps avec des sorties sur de gros labels comme Dirtybird ou sur des remixes pour des artistes ultra-confirmés genre Skrillex.
Début Avril suivra la compilation « Paris Club Music – Vol. 1″. Un double CD regroupant une rétrospective sélective des huit premiers macis, ainsi que sept nouvelles tracks exclusives, qu’on retrouvera également sur un double vinyle. C’est un gros projet pour nous, que l’on défendra dans les clubs de France et de Navarre pendant une tournée qui s’étendra tout au long du printemps.

Retrouvez The Boo ce vendredi à l’Antirouille (Montpellier), en présence de Teki Latex. Plus d’infos et places à gagner pour l’event par ici…